Serge Nadel

J’ai rencontré Serge Nadel grâce au Dr. Jean-François Masson homéopathe qui m’a orienté vers différentes personnes afin de répondre à mes centres de curiosité. Les années passées à suivre Serge Nadel ont été très riches. C’est grâce à lui que j’ai découvert l’ambiance et le travail autour des Indiens d’Amérique l’ayant lui-même appris d’une femme chamane d’Europe centrale, Margit. Il a associé ces réflexions avec ce qu’il a appris auprès d’Arnold Keyserling. C’est le fruit de ces années qui a été le point de départ de mes séminaires sur les Indiens d’Amérique et Orendi. J’ai organisé pour lui plusieurs stages au Mans. Notre parcours a duré environ 5 ans.

La roue des animaux

est une roue amérindienne. Elle contient 4 animaux héraldiques aux 4 orientations cardinales : la Grenouille, l’Oiseau de feu, le Papillon et la Tortue. Ils sont portes-drapeau, portes d’entrée, représentations symboliques, supports par lesquels l’homme représente ces orientations et entre en communication avec chacune d’elles.

Les autres Traditions ont également leurs représentations avec en Chine, le Tigre blanc, le Dragon vert, l’Oiseau de feu, la Tortue ; chez les Indiens d’Amérique, le papillon, la Grenouille, la Tortue et l’Oiseau de feu ; en Europe, les 4 animaux symbolisant les 4 évangélistes, à  savoir le Taureau (Luc), le Lion (Marc), l’Aigle (Jean) et l’Homme ailé (Matthieu). Ce sont, ici, des représentations païennes car elles étaient déjà  présentes avant la mise en place des 4 évangélistes reconnus de façon officielle. L’animal et la place qu’il occupe diffèrent d’un peuple à l’autre et loin de s’opposer illustrent la diversité des usages et selon sa situation sur le globe représente telle orientation cardinale. Cette orientation est pensée comme structure fondamentale de l’être Humain qu’il manifeste par une des quatre saisons. Ces quatre phases de sa profondeur sont constamment actives. Ce sont les articulations que l’être humain en fait entre son interne et son externe qui donne une importance plus ou moins grande à la saison. Rappelons qu’à  ces époques lointaines, l’homme ne se dissociait pas du milieu dans lequel il vivait, de sorte que de penser à l’animal lui permettait de se remettre en phase avec la saison donc avec lui-même.